L’aurore du cinéma / Marseille 2

Une quinzaine de films plus tard, que reste-t-il ?

Il reste Rithy Panh. Il reste aussi, sans conteste, In The Land Of The Head Hunters, le film tourné par le photographe Edward Curtis en 1914.

L’aurore du cinéma, à la lisière de l’anthropologie. Et pourtant, véritable fiction tournée chez les indiens kwakiutl, au Canada. Pureté de la mise en scène et des attitudes d’acteurs néophytes qui n’ont jamais vu une image animée, ni même une photographie. Pureté aussi du cinéaste dont l’imaginaire n’est pas nourri de millions d’images ingurgitées depuis sa naissance. Juste une caméra posée devant un peuple qui ne sait pas qu’il disparait.

Le film – évidemment muet – était au FID mis en musique en direct par Rodolphe Burger.  Moment hypnotique où la performance (guitare et mixage de chants traditionnels à l’aide d’une curieuse machine) se faisait l’écho des rituels magiques et des danses primitives.

Ce fut ma seule escale américaine du Festival. Une évasion spatio-temporelle.

Le film, restauré en 2013, sortira en salle au mois de novembre.

De Marseille, il faudra un jour que je parle du MuCEM, musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Mais pour l’heure, départ pour la Suisse.

Photo : Il faut imaginer cette image s’animant. Photo d’Edward Curtis tiré du film In The Land of The Head Hunters, 1914.

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